La rivière sauvage, plongée en pleine action pour Meryl Streep

Meryl Streep a connu une grande carrière grâce à son immense talent évidemment, mais également grâce à des choix éclectiques qui l’ont vu incarner de nombreux rôles différents les uns des autres.

Dans LA RIVIERE SAUVAGE, elle interprète Gail Hartman, passionnée de nature et d’exploits sportifs, qui a passé sa jeunesse à parcourir en canot les rivières sauvages du Montana. Avec des guides expérimentés, elle a même descendu le Gauntlet, une redoutable succession de rapides. D’autres jeunes gens ayant été tués ou blessés en voulant renouveler l’exploit, le rafting y est désormais interdit. Pour l’anniversaire de son fils Roarke (Joseph Mazzello), Gail se contentera donc de l’emmener canoter sur la partie plus paisible de la rivière. Après avoir laissé la cadette, Willa (Stéphanie Sawyer), à la garde de ses parents, elle voit Tom (David Strathairn), son mari, se joindre à l’expédition avec surprise. En effet, architecte et absorbé par son métier, il n’avait pas participé aux dernières sorties familiales. Quelques minutes avant eux, deux inconnus, Wade (Kevin Bacon) et Terry (John C.Reilly), embarquent dans un autre canot accompagnés d’un guide, Frank (William Lucking).

Réalisé par Curtis Hanson, LA RIVIERE SAUVAGE est un sympathique thriller qui se suit sans déplaisir. Néanmoins, il n’avait pas fait l’unanimité lors de sa sortie en 1994, récoltant des avis négatifs de la part de la presse. Un seul élément était sorti du lot : Meryl Streep. Un peu réducteur et injuste, mais il est bien vrai que l’actrice montre encore une fois toute l’étendue de ses capacités dans ce film. On nous présente ici une femme forte qui tient la dragée haute à un casting masculin fort en « gueules » (à l’instar de Kevin Bacon, excellent comme souvent). La preuve en est ici qu’il n’y a pas besoin de ce progressisme hypocrite que veut bien nous vendre certains films actuels. Streep incarne un personnage avec des valeurs, de la force, mais aussi des faiblesses, usant de son intelligence et de ses capacités physiques pour faire déjouer ses ennemis. Si le scénario reste assez basique et sage, la mise en scène de Hanson tente habilement de traduire la conviction des comédiens en leur laissant toute la place pour s’exprimer.

Streep a toujours voulu faire un film d’action et accepta donc LES RIVIERES SAUVAGES, sentant que l’âge avançait et qu’il serait, par la suite, plus dure d’assurer des prouesses physique à l’écran. Elle s’entraîna avec hargne pour être crédible, suivant notamment un intense entraînement de rafting qui lui permit d’assurer 90 % de ses cascades. Ses efforts paieront car elle sera nommé aux Golden Globes pour sa performance et le film rentrera dans ses frais, empochant près de 100 millions de dollars au box-office.

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