Rollerball, James Caan en pleine dystopie

Pour rendre hommage à James Caan, on se replonge dans quelques-uns de ses rôles les plus célèbres. Dans ROLLERBALL, il intègre un univers de science-fiction assez austère qui est devenu culte pour toute une génération de cinéphiles.

En l’an 2018, les cadres dirigeants se sont substitués aux hommes politiques, et les Etats ont été remplacés par six départements mondiaux : Énergie, Luxe, Alimentation, Logement, Communications et Transports. Grâce à cette organisation, tous les hommes jouissent d’un confort matériel inégalé. Mais une société en paix a besoin de purger les pulsions violentes de ses membres. C’est dans ce but qu’a été créé le rollerball, un sport très violent, à la fois mélange de hockey, de boxe, de football américain… Jonathan E. (Caan), capitaine de l’équipe de Houston et véritable star mondiale, se voit un jour convoqué par Bartholomew (John Houseman), l’un des plus importants organisateurs du rollerball. Craignant la popularité de Jonathan, il souhaiterait voir celui-ci prendre sa retraite. Mais cette proposition n’est pas du goût du sportif, qui refuse. Entre les deux hommes commence alors, par matchs interposés, une lutte sans merci….

James Caan choisi pour sa force

C’est Norman Jewison qui s’occupe de l’adaptation de la nouvelle écrite par William Harrison et intitulée MEURTRE AU JEU DE BOULES. C’est un cinéaste de belle renommée, qui a déjà tourné avec Steve McQueen (LE KID DE CINCINNATI, L’AFFAIRE THOMAS CROWN) et Sydney Poitier (DANS LA CHALEUR

DE LA NUIT), et qui s’attaque alors à un style différent qui projette un avenir peu radieux. C’est en voyant James Caan dans un rôle physique pour le téléfilm BRIAN’S SONG que Jewison le choisira pour incarner le rôle principal. Il s’entraînera dur pour être crédible sur la glace tandis qu’il réalisera lui-même l’ensemble de ses cascades ! Pour l’anecdote, il aurait même pu travailler avec un certain Sylvester Stallone puisque le futur interprète de Rocky avait auditionné pour jouer Moonpie. Il ne sera finalement pas retenu, John Beck ayant eu la préférence du cinéaste.

Près de 47 ans après sa sortie, ROLLERBALL emballe toujours pas sa dimension politique et la force de son récit. Le casting excelle avec, à sa tête, un James Caan impressionnant de charisme. Malgré des critiques assez mitigées à sa sortie, l’impact du film sera incontestable, à tel point que Norman Jewison fut contacté par de nombreux promoteurs intéressés pour acheter les droits du… Rollerball ! Il y avait en effet une véritable ambition de créer un championnat de ce sport fictif. Heureusement, cette limite n’a (pour le moment) jamais été atteinte.

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