De l’ombre à la lumière, Russell Crowe se transforme en boxeur

Quatre ans après UN HOMME D’EXCEPTION, Russell Crowe retrouvait le réalisateur Ron Howard pour retracer l’histoire du boxeur James J.Braddock, champion mondial poids lourd de boxe professionnelle de 1935 à 1937.

Autrefois boxeur prometteur, Jim Braddock (Crwoe) s’est vu contraint d’abandonner la compétition après une série de défaites. Alors que l’Amérique sombre dans la Grande Dépression, Jim accepte n’importe quel petit boulot pour faire vivre sa femme Mae (Renée Zellweger) et leurs enfants. Il n’abandonne pourtant pas l’espoir de remonter un jour sur le ring. Grâce à une annulation de dernière minute, Jim est appelé à combattre le deuxième challenger mondial, et à la stupéfaction générale, il gagne au troisième round. Malgré son poids inférieur à celui de ses adversaires et des blessures répétées aux mains, il accumule les victoires. Portant les espoirs et les rêves des plus démunis, celui que l’on surnomme désormais « Cinderella Man » s’apprête à affronter Max Baer (Craig Bierko), le redoutable champion du monde qui a déjà tué deux hommes en combat…

Si DE L’OMBRE A LA LUMIERE reste un très beau film mélodramatique, il a aussi beaucoup déplu à cause du traitement qui est réservé ici à Max Baer. Apparaissant comme une brute impolie à l’écran, il a été démontré que l’homme était en réalité un homme respectable et respecté en dehors du ring. Ron Howard force donc le trait, ce qu’il a fait régulièrement tout au long de sa filmographie. Mais on peut tout de même se poser la question de sa pertinence ici. La nuance qui aurait été apporté à Baer pouvait largement renforcer la force d’un film par ailleurs très bien reconstitué.

Quant à Russell Crowe, il est physiquement affuté et remarquablement concerné. C’est l’époque dorée

de sa carrière, rappelons-le. Il se documente énormément sur James Braddock et exécute un entraînement chargé pour se transformer en boxeur crédible. Il étudie également les expressions du champion au combat, ses attitudes, sa façon de laisser tomber les bras, de frapper. Plus fort, il s’entraîne comme Braddock à l’époque, sans les machines contemporaines ! Ce qui décuple sa puissance et son endurance, sans recourir à une masse artificielle. Le comédien avouera que cette préparation lui a forgé un mental d’acier et l’ai aidé à mieux comprendre le personnage. Il sera également prêt lors d’un tournage intense où Ron Howard préfère laisser place à une forme d’improvisation sur le ring pour que les combats paraissent plus réalistes.

Sorti à l’été 2005, DE L’OMBRE À LA LUMIERE ne sera pas un grand succès au box-office. Pour un budget de 88 millions de dollars, il ne rapportera que 108,5 millions. Le film marquera également l’ultime collaboration entre Crowe et Howard.

Laisser un commentaire