Demolition Man, Sylvester Stallone face à Wesley Snipes

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Nous sommes en 1992 et la carrière de Sylvester Stallone décline quelque peu. La fin (provisoire) de la saga ROCKY fut fortement critiquée tandis que l’acteur tente le grand pas vers la comédie. Résultat ? L’EMBROUILLE EST DANS LE SAC et ARRETE OU MA MERE VA TIRER sont deux échecs et égratignent sa côte de popularité. Pendant ce temps, Arnold Schwarzenegger, son grand rival, est au top du box-office et parvient également à briller dans la comédie.

Il décide alors de revenir à ce qu’il sait faire de mieux : le film d’action. Au départ, Stallone ne devait pas faire DEMOLITION MAN car c’est Steven Seagal qui fut approché pour endosser le rôle de John Spartan, mais le déclina. Celui qu’on surnomme l’étalon italien prend le relais et demande à Jackie Chan d’incarner l’antagoniste Simon Phoenix après le refus de Jean-Claude Van Damme. Chan est tenté, mais se doit de refuser en expliquant que le public asiatique n’aime pas les acteurs qui incarnent des héros puis migrent vers les rôles de méchants. C’est finalement Wesley Snipes qui interprétera le rôle.

Au départ, DEMOLITION MAN devait démarrer directement dans le futur, lorsque Simon Phoenix sort de sa cryogénisation. C’est le réalisateur Fred Dekker qui réécrira une partie du script en insistant sur le fait qu’il fallait absolument un prologue dans le présent afin de présenter les personnages. De son côté, Sandra Bullock trouve là son premier grand rôle au cinéma. Elle incarne le lieutenant Lenina Huxley qui devait être, au départ, interprétée par Lori Petty (et qui quitta le projet pour « différend créatif »).

Le tournage s’étend durant cinq mois et une journée va considérablement marquer Sylvester Stallone. Celle où l’équipe a tourné la scène de cryogénisation pour laquelle il déclarera. « J’ai probablement passé les cinq pires heures de ma vie. J’étais terrifié. ». Wesley Snipes eut, de son côté, un autre problème : ses capacités physiques. Ceinture noire accomplie dans la réalité, Snipes fut contraint de ralentir ses mouvements. En effet, ses coups de pieds

et coups de poings étant trop rapides, un mouvement flou se dessinait à l’écran ce qui posait problème en terme de visibilité. L’acteur a donc dû s’accommoder et ralentir la cadence. Pour l’anecdote, il détestait sa teinture blonde et se rasa la tête dès les prises de vues terminées.

Aujourd’hui encore, Stallone parle de DEMOLITION MAN en tant que « bon film, en avance sur son temps. ». Honnêtement, le long-métrage réalisé par Marco Brambilla traverse plutôt bien les années et reste un bon divertissement que l’on revoit avec plaisir. Il faut également admettre que certaines répliques restent cultes et que l’affrontement entre Stallone et Snipes vaut son pesant de cacahuètes. Même si ne ce fut pas un carton absolu, DEMOLITION MAN marchera assez bien au box-office, récoltant 159 millions de dollars (pour un budget de 60 millions). Un score qui relança Stallone, ce dernier enchaînant avec un autre succès, CLIFFHANGER.

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