Un justicier dans la ville, quand Charles Bronson devint une icône du film d’action

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Charles Bronson a connu une drôle de carrière. La débutant dans les années 50 avec de petits rôles dans de nombreuses séries B, il fait néanmoins la rencontre de John Sturges, futur réalisateur des 7 MERCENAIRES. Un film qui va lui ouvrir de nouvelles portes lorsque ce dernier sortira en 1960.

La grande envolée

Composé de vedettes, LES 7 MERCENAIRES sera un carton et un véritable tremplin pour Bronson. Il enchaîne avec LA GRANDE EVASION et IL ETAIT UNE FOIS DANS L’OUEST, film dans lequel il crée déjà sa propre légende, le célèbre « homme à l’harmonica ». Il trouve la consécration en Europe et revient aux

Etats-Unis pour un film nommé UN JUSTICIER DANS LA VILLE. Le projet est librement adapté du roman DEATH WISH de Brian Garfield et transposé par le scénariste Wendell Mayes qui change de nombreux éléments du livre. Alors qu’il vient d’enchaîner LA COSA NOSTRA de Terrence Young et LE CERCLE NOIR de Michael Winner, Bronson discute de ce drôle de projet avec Winner himself. Le réalisateur lui demande s’il veut interpréter le dénommé Paul Kersey en lui avouant qu’il n’était pas son premier choix (Jack Lemmon et Henry Fonda ont notamment été sollicités). L’auteur du roman s’opposera à cette décision tandis que Bronson émet de nombreux doutes concernant un personnage peu emballant. Toutefois, la certitude de toucher beaucoup d’argent le fera changer d’avis…

Charles Bronson devient Paul Kersey

Il est encore loin de se douter que le fameux Paul Kersey deviendra un véritable pilier du film d’action des 70s. Celui-ci est un homme tranquille travaillant dans un cabinet d’architectes et vivant à New York avec son épouse, Joanna, et sa fille, Carol. Ancien objecteur de conscience pendant la guerre de Corée, Paul est pacifiste et a horreur de la violence et des armes à feu. Après avoir passé des vacances à Hawai avec sa femme, il reprend le travail. Mais quelques jours plus tard, son beau-fils l’appelle pour l’informer que sa femme et sa fille ont été hospitalisées d’urgence. Elles ont été violemment agressées chez elles par une bande de voyous. Joanna décède des suites de ses blessures à l’hôpital. Carol s’en sort mais reste profondément perturbée. Paul devient alors un homme brisé, noyant son chagrin dans son travail. Il sait que les agresseurs ne seront jamais retrouvés, car la ville subit alors une vague de criminalité sans précédent. De plus, la police ne dispose que de très peu d’éléments, car Carol n’est pas en état de coopérer avec les enquêteurs et elle refuse de décrire ses agresseurs. S’en suit un parcours psychologique fort où l’idée d’une vengeance solitaire se met en place. UN JUSTICIER DANS LA VILLE suscitera d’ailleurs de vives polémiques lors de sa sortie en salles, de nombreuses critiques s’orientant vers la morale douteuse qui se cache derrière l’histoire. Celle-ci met notamment en avant le fait que la justice légale est insuffisante et que le seul moyen d’arrêter la violence est de répondre par la violence elle-même.

Effectivement, Charles Bronson se fera « beaucoup d’argent » avec UN JUSTICIER DANS LA VILLE. Il tournera quatre autres suites : UN JUSTICIER DANS LA VILLE 2 en 1982, LE JUSTICIER DE NEW-YORK en 1985, LE JUSTICIER BRAQUE LES DEALERS en 1987 puis un ultime passage dans LE JUSTICIER : L’ULTIME COMBAT en 1994 qui sera également le dernier film de la carrière de l’acteur. Son interprétation de Kersey restera dans les mémoires et a complètement redéfini la trajectoire de Bronson qui est alors devenu une icône du cinéma d’action.

UN JUSTICIER DANS LA VILLE marque également la première apparition de Jeff Goldblum

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