Le secret de mon succès, Michael J.Fox voit double

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Comédie dans la plus pure tradition des 80s, LE SECRET DE MON SUCCÈS nous fait remonter le temps et nous situe à une époque où tout semblait possible. Il nous ramène à une décennie insouciante, en quête de brillance et d’éclat. En 1987, auréolé du carton de RETOUR VERS LE FUTUR, Michael J.Fox est désormais une star et enchaîne les projets.

Le réalisateur Herbert Ross a lui aussi la carte à Hollywood après le carton de FOOTLOOSE avec Kevin Bacon tandis que le scénario est écrit par Jim Cash, le coscénariste de TOP GUN. Autant dire que LE SECRET DE MON SUCCÈS est programmé pour briller. Distribué par UNIVERSAL PICTURES, le film sera un authentique carton en amassant 110,9 millions de dollars de recettes mondiales. En revanche, la France ne lui réserve pas un grand accueil, puisque seulement 107 013 spectateurs achèteront un ticket.

Il faut bien avouer que le film est un condensé de l’esprit américain. De ces plans successifs sur New-York à la société qu’il dépeint de manière générale, LE SECRET DE MON SUCCÈS s’adresse principalement à sa culture. Aujourd’hui, on le voit d’une manière bien différente, comme un monde éloigné du nôtre où tout semblait plus beau et plus simple. L’énergie de Michael J.Fox ravage tout sur son passage, lui qui incarne un rôle de jeune loup assoiffé de réussite. Pour atteindre ses objectifs, il va se faire passer pour un cadre alors que son poste est au plus bas, à la distribution de courrier. Dans cette course effrénée à la réussite, on le voit jouer au jeu de la séduction jusqu’à l’invivable piège qui se referme sur lui, amenant le film vers le vaudeville. C’est souvent drôle, parfois absurde, mais toujours dynamique.

Engoncé dans son époque et ses clichés (on rigole beaucoup moins aujourd’hui de ces grands patrons qui draguent leurs employées…), le scénario déploie un champ conséquent de situations cocasses. Pour autant, le récit nous mène vers une forme d’interrogation et questionne cette volonté de réussite à n’importe quel prix. Faut-il renier sa propre personne pour avoir une chance d’exister ? Dans ce long dédale de couloirs, de bureaux et de salles de réunion, il existe une forme de renoncement, comme si la simplicité était la solution aux problèmes. C’est quand il renoue avec la vérité et sa propre personnalité que les événements se débloquent.

La copie en haute définition proposée par Elephant Films est de grande qualité. Je retiendrai particulièrement ces plans d’ouverture sur la ville qui replongent le spectateur dans le New-York des 80s.

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