Bruce Willis, le top 10 de ses interprétations

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Si Bruce Willis est aujourd’hui adonné aux films de séries B (voire Z) et qu’il ne possède plus aucun plan de carrière, il fut durant plus de quinze ans un acteur imparable à Hollywood, enchaînant les films avec un succès étourdissant. Je reviens dans cet article sur ses dix meilleures prestations (et c’est forcément subjectif).

10. LES LARMES DU SOLEIL réalisé par Antoine Fuqua (2003)

Massacré à sa sortie, LES LARMES DU SOLEIL est pourtant un solide film de guerre

qu’il est intéressant de revoir aujourd’hui. Loin de toute pyrotechnie excessive, le film souffre certes d’un certain manichéisme, mais peut compter sur quelques séquences impressionnantes (notamment en ce qui concerne l’exposition de la violence). Bruce Willis, de son côté, assure dans la peau du lieutenant Waters, conférant à son personnage un véritable poids.

9. LE DERNIER SAMARITAIN réalisé par Tony Scott (1991)

Un film terriblement culte pour tous les amateurs de buddy movie débridé aux répliques complètement cintrées. Le script est signé Shane Black (qui l’a vendu pour la coquette somme de 1,75 million de dollars) et mis en scène par Tony Scott. Le duo Bruce Willis – Damon Wayans fonctionne à plein pour un film qui sent irrémédiablement les 90s. Il possède toujours ce charme un peu désuet, le même qui nous replonge aisément dans ces oeuvres qui ont parfois du mal à traverser le temps, mais qui parviennent à nous replonger dans un esprit qu’on a apprécié. Et mine de rien, Willis est défini lui-même comme cet acteur phare d’une décennie révolue.

8. LOOPER réalisé par Rian Johnson (2012)

Avant STAR WARS VIII et toute la polémique qui l’a accompagné, Rian Johnson avait mis en scène une véritable pépite SF avec ce LOOPER qui plonge dans un futur proche où la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les

témoins gênants : expédier ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau les éliminent. Incarnant la version plus âgée de Joseph Gordon-Levitt, Willis se glisse dans la peau un homme désabusé avec une belle prestance, se confrontant métaphoriquement à l’homme fougueux et ambitieux qu’il a été. Au passage, c’est son dernier bon rôle…

7. LE CINQUIEME ELEMENT réalisé par Luc Besson (1997)

L’une des oeuvres les plus cultes de Luc Besson. Pour la petite histoire, je n’ai jamais apprécié ce film pour des tas de raisons, mais je dois reconnaître objectivement que le casting est au top. Bruce Willis assure dans la peau de cet ancien major reconverti en chauffeur de taxi (volant). S’insérant avec aisance dans le délire complètement loufoque de Besson, la star est au alors au top de sa carrière et de sa popularité, rayonnant comme jamais à l’écran. Son sens du second degrés et son assurance légendaire lui confèrent une aura imparable.

6. ARMAGEDDON réalisé par Michael Bay (1998)

Avec ARMAGEDDON, le réalisateur Michael Bay rentre dans une nouvelle ère et devient capable de mettre Hollywood à ses pieds. Le succès de ce film catastrophe est redoutable, même plus de 23 ans après sa sortie. En solidifiant le récit de bravoure autour de maître Willis (qui est, comme indiqué au-dessus, au top de sa célébrité), Bay récolte tous les suffrages. Grâce à sa stature et son charisme impeccable, Willis est l’homme de la situation, parvenant constamment à offrir une profondeur inattendue à son personnage.

5. PULP FICTION réalisé par Quentin Tarantino (1992)

Dans la carrière de l’acteur, le long-métrage de Tarantino est un passage important. C’est ici qu’il va définitivement changer de statut en dehors du personnage de John McClane. En jouant ici le rôle d’un boxeur bien décidé à ne pas se laisser marcher sur les pieds, il va s’inscrire dans une démarche artistique totalement atypique concoctée par un Quentin Tarantino qui s’apprête à connaître la gloire. Aux côtés d’un casting magnifique (dont la tête d’affiche reste John Travolta), Willis prouve qu’il peut naviguer entre plusieurs projets avec réussite, lui qui avait tenté quelques expériences différentes avec LE BUCHER DES VANITES de Brian de Palma ou encore LA MORT VOUS VA SI BIEN de Robert Zemeckis.


4. SIXIEME SENS réalisé par M.Night Shyamalan (1999)

Le film le plus rentable de la carrière de Bruce Willis. Un véritable sommet populaire qui vaut autant pour son twist légendaire que pour la prestation de la star accompagnée du tout jeune Haley Joel Osment. C’est aussi la naissance véritable d’un artiste à part (Shyamalan) et l’exposition de ce fameux twist final qui va faire fureur durant une bonne partie des années 2000. Mais SIXIEME SENS c’est aussi ce moment où la bascule s’opère et que Willis va perdre peu à peu son intouchable statut. Toutefois, avant la descente, il pourra de nouveau compter sur Shyamalan pour un rôle magnifique.

3. INCASSABLE réalisé par M.Night Shyamalan (2000)

Difficile de départager les deux rôles, mais je trouve que celui d’INCASSABLE est un cran au-dessus. Willis incarne ici toute une palette d’émotions impressionnante tout en parvenant à respecter l’univers très codifié et précis du cinéaste. Il y a une forme de retenue, une émouvante façon de se mouvoir dans le cadre qui fait tenir ce film de héros avec un indéniable savoir-faire. Voilà une oeuvre qui prouve une fois de plus qu’il aurait pu être un sacré bon acteur en vieillissant s’il n’avait pas choisi de se confondre dans d’obscures productions…

2. L’ARMEE DES 12 SINGES réalisé par Terry Gilliam (1996)

Bien avant LOOPER, le comédien fut également confronté aux affres du voyage temporel. Il joue ici le rôle principal nommé James Cole, un détenu envoyé dans le passé pour découvrir les origines d’une virus mortel qui a commencé en 1996 et qui a depuis éliminé la majeure partie de l’humanité. À partir de là, on assiste à un magnifique long-métrage qui fait grandement réfléchir sur la condition humaine. Un véritable sommet dans la carrière de Willis qui démontre toute l’étendue de son talent avec un autre acteur démentiel qui s’apprête à conquérir Hollywood : un certain Brad Pitt.

1.LA SAGA DIE HARD (1988 – 2013)

J’ai longuement réfléchi avant de concentrer la saga en une seule place. Il faut bien l’avouer, sa prestation dans la peau de l’inoubliable John McClane est moins marquante dans le décevant BELLE JOURNEE POUR MOURIR que DANS UNE JOURNEE EN ENFER. Mais dans le fond, l’ensemble relève d’un seul et même personnage. Il ne faut pas oublier qu’il a littéralement changé l’image du héros de film d’action qui était auparavant réservée aux gros bras. Il a apporté cette touche de second degrés et de roublardise qui a quantifié de nombreux rôles tout au long de sa carrière. McClane c’est une icône, comme l’ont été Rambo et Rocky pour Stallone et le Terminator pour Schwarzenegger. Le genre de rôle qui vous propulse à jamais dans l’imaginaire collectif.

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