Le loup de Wall Street, Leonardo DiCaprio en roi des finances

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Après le blockbuster baroque de Baz Luhrmann, Leonardo DiCaprio repart à l’aventure avec un réalisateur qu’il connaît très bien : Martin Scorsese. Cette fois, plus de mesure, plus de limites et plus de censure. LE LOUP DE WALL STREET va faire exploser le grand écran à tous les niveaux.

Un projet de longue date

Jordan Belfort. Un homme aux origines modestes qui démarre sa carrière dans la finance en tant que courtier en 1987. Dans les années 90, il va alors fonder son entreprise aux pratiques légalement douteuses, faisant grimper des actions d’entreprises cotées qui ne valent presque rien. C’est la personnalité de cet homme et le sens de la société que va dépeindre Martin Scorsese pendant trois heures d’un film tonitruant.

En 2007, le cinéaste envisage de réaliser une adaptation cinématographique des mémoires de Belfort, le scénario étant entré dans la fameuse « Black list » des meilleurs scripts jamais produits. Il est cependant récupérer par Ridley Scott en 2010, mais revient dans les mains de Scorsese en 2012. Leonardo DiCaprio est rapidement choisi pour incarner cet homme aussi agaçant que charismatique, qui trouve toutes les failles du système afin de les retourner à son avantage. L’acteur est absolument parfait dans ce rôle, carburant à une énergie démente. Il déclare. « L’ambiance sur le plateau m’a beaucoup aidé à m’immerger dans cette forme de folie qui contamine peu à peu le film. Avec Martin Scorsese, on y voyait là le moyen d’imposer une énergie, un tempo au film. ».

Une réussite totale

Indiscutablement, LE LOUP DE WALL STREET est un long-métrage osé, provoquant et décalé. Après une carrière aussi riche, Scorsese prend le risque de déplaire et de bousculer le spectateur pendant trois heures. Un véritable pari qui se transforme en comédie noire sur l’absurdité d’un système qui déjoue constamment face à des hommes comme Belfort. À moins qu’il n’en profite en retour…

Le personnage incarné par Kyle Chandler représente la justice dans un contexte qui la toise de haut. Son affrontement verbal avec Leonardo DiCaprio est un petit bijou que ce dernier a beaucoup apprécié. « Jouer avec Kyle est un vrai bonheur. Il y a une vraie alchimie entre nous malgré le fait que nos personnages soient diamétralement opposés.« 

Produit pour 100 millions de dollars, LE LOUP DE WALL STREET inquiète la PARAMOUNT PICTURES sur sa rentabilité, mais fait confiance à Martin Scorsese. Ainsi, elle lui laisse une totale liberté

créatrice et autorise la durée exponentielle de trois heures. Une confiance « salvatrice » selon le cinéaste qui va exploser ses propres compteurs au box-office. La surprise est saisissante : le film rapporte 392 millions de dollars de recettes mondiales et devient le plus gros succès de la carrière du réalisateur. Il supplante ainsi son précédent métrage, SHUTTER ISLAND (294 millions en 2010). Pour DiCaprio, il se situe dans le top 5 de sa carrière, entre DJANGO UNCHAINED (425,3 millions) et ONCE UPON A TIME IN HOLLYWOOD (374,3 millions).

Ne remportant toujours pas la statuette pour son rôle (au détriment de Matthew McConaughey pour DALLAS BUYERS VLUB), DiCaprio va faire un break dans sa carrière et attendre plus de deux ans avant de revenir sur les écrans. Ce sera pour THE REVENANT qui lui vaudra, enfin, l’oscar du meilleur acteur.

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